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RP #2 ∞ White Flag

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MessageSujet: RP #2 ∞ White Flag Mer 11 Jan - 11:18

Le matin se levait doucement sur Froënbourg, le faible soleil se réfléchissant sur son manteau glacé. Moi, je me débattais faiblement dans mes couettes pendant que la sonnerie du réveil stridente me rappelait à l'ordre. J'avais à peine dormi. J'avais vraiment eu l'impression de m'être allongé, d'avoir fermé les yeux quand le réveil avait sonné. Malgré tout je me levais, sans trop faire de bruit et je sortais de ma chambre pour me rendre dans la salle de bain. Les paroles de mon frère me revinrent en mémoire, comme pour me mettre en garde . « Prends un congé. » Il ne fallait pas s'y tromper, il s'agissait d'un ordre, pas d'une vulgaire suggestion. Et il avait probablement raison, j'étais crevé, je le remarquais rien qu'en croisant mon reflet. Des cernes sous les yeux, ces mèches d'une couleur lugubre qui encadraient mon visage y ajoutaient quelque chose d'inquiétant. Je soupirais, espérant qu'une bonne douche me rendrait les idées plus claires et les muscles moins douloureux. Je ne pouvais pas me permettre de prendre un jour de congé inutilement. Lui, il le faisait tout le temps, c'était son problème, sa responsabilité. Nous les infirmiers, nous sommes peu nombreux et surtout indispensables. On a aussi des vies humaines en jeu. Je ne peux pas laisser tomber les patients, et encore moins mes collègues. On compte sur moi là-bas. Je me suis lavé et habillé rapidement, avant d'avaler un café et un petit déjeuner rapide dans la cuisine. Il était impératif que mon frère ne m'entende pas partir. Donc je gardais les lumières éteintes et je faisais le moins de bruit possible. Peut-être s'agissait-il d'une précaution inutile. Il devait ronfler profondément à cette heure, lui aussi il avait quelques heures à récupérer. Si je pouvais....j'aurai aimé vérifier l'état de sa blessure. Mais je n'avais pas le temps, ni la possibilité. Je remplissais la gamelle de chat avant de partir affronter le froid et l'hôpital. Et sur les routes enneigées de Froënbourg, que j'empruntais avec prudence vu mon état déplorable, je me rappelais la mise en garde de mon frère, concernant cette personne. "Dan Derlion" C'était ça. Dan Derlion. Dandelion. Pissenlit. Drôle de nom. Arrivé à l'hôpital, j'ai marché comme un zombie jusqu'au vestiaire. J'ai troqué mes vêtements pour mon uniforme blanc et j'ai attaché mes cheveux un peu trop long. J'ai pris le temps de me servir une autre tasse de café dans le bureau des infirmières, j'ai essuyé quelque remarques sur mon apparence. " Oh mon dieu Bertram, t'as l'air effroyable ! Tu n'as pas dormi cette nuit ?" , ce à quoi je répondais à peine, ou encore maladroitement en construisant un mensonge mal ficelé.  C'était avec un cerveau à demi-opérationnel que je me mettais en ordre, lisant les dossiers des nouvelles arrivées avec un sentiment d'angoisse dans la poitrine. Jusqu'à ce que ce nom apparaisse, mauvais présage. Mercedes Sharmal Dan Derlion, chambre 606. D'après le dossier, elle était rentrée cette nuit pour des blessures sévères. Je sentais le café chaud me remonter dans l'oesophage. Eurk....Je ne savais que je ne pourrais pas l'éviter. C'était mon travail de passer dans toutes les chambres, de donner les médicaments, vérifier et changer les perfusions, changer les pansements tout ça...Je prenais une minute pour frotter mes paupières lourdes et soupirer. Peut-être que j'aurai pas du venir aujourd'hui. Je n'arrivais pas à réfléchir et les faibles scénarios que je construisais dans ma tête finissaient forcément mal. Et pourtant, résigné, je me levais de ma chaise et je commençais la tournée des chambres, comme d'habitude. Je savais que chacun de mes pas me rapprocherait de cette chambre maudite dans laquelle je ne voulais pas mettre les pieds. Et l'angoisse grandissait à chaque minute et à chaque pas, atteignant son sommet au moment où je pénétrais dans cette pièce. Et je fus surpris de constater que la fameuse, la terrible Dan Derlion n'était en réalité qu'une jeune femme, endormir paisiblement sur son lit d'hôpital, ses cheveux dorés étalés sur l'oreiller. C'était donc elle qui avait mis mon frère en échec ? Ce petit bout de femme ...? N'était-ce pas une erreur ? Pourtant les pansements sur ses bras et sur ses hanches, ses hématomes, son dossier.... J'étais complètement pris au dépourvu. Je ne sais pas à quoi je m'attendais, mais je ne m'attendais certainement pas à ça. Sans la réveiller, j'ai posé ses médicaments sur la table - une petite série d'antalgique, rien de bien sérieux - et j'ai vérifié sa perfusion. Tout était en ordre. Et elle dormait, simplement, paisiblement, cette quasi-meurtrière, avec l'innocence d'une jeune femme. Doucement, sans vouloir faire de bruit, je me suis approché de son lit. J'ai retenu ma respiration et j'ai détaché un des pansements sur son bras, juste pour jeter un oeil à la blessure....


Dernière édition par Sweetie le Mer 11 Jan - 21:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: RP #2 ∞ White Flag Mer 11 Jan - 11:19


 
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I'm not a great fan of puppeteers, but I have a nagging fear; someone else is pulling on the strings. Something terrible is going down through the entire town!. Wreaking anarchy and all it brings. I can't sit idly, no I can't move at all! I curse the name, the one behind it all. Discord, I'm howling at the moon, and sleeping in the middle of a summer afternoon. Discord, whatever did we do to make you take our world away? Discord, are we your prey alone? Or are we just a stepping stone for taking back the throne? Discord, we won't take it any more, so take your tyranny away!
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Ces vampires. Rien qu'un ramassis de salauds de la plus belle espèce. Bon, okay, le Sang-Bleu borgne venait de me sauver la peau. Mais il n'en restait pas moins un machin à rayer de la surface de la terre. Ils ne savaient que semer le carnage et les larmes. J'en savais quelque chose. Ma lame tremblotait face à lui. De fatigue. Et peut-être aussi un peu de peur. Jamais je ne m'étais attaquée à un Sang-Bleu. Il pouvait m'arracher le cœur à tout moment, comme il l'avait fait pour ce DeadLine.

Une douleur fulgurante m'assaillit les tibias et, avant même que je ne comprenne comment, je e retrouvais la face dans le sable. La troupe de chasseurs s'approchait et lui, il fuyait. Il fuyait. Une deuxième fois.
« DAN DERLÍON ! BON SANG ! »
De lourdes bottes martelaient le sable et je grimaçais. D'une main tremblante, je camouflais les tâches de sang bleu sous le sable et le sang rouge qui avait coulé de mes blessures et de celles du DeadLine. Pas questions qu'ils sachent qu'il y avait eu un deuxième vampire à proximité. Un nuage de sable s'éleva à l'une des embouchures du souk et je levais les yeux. Les chasseurs. Enfin. Mes yeux se ferment. Je peux enfin me reposer. Je peux enfin faire ce que toute demoiselle aimerait faire : s'endormir et attendre patiemment de se réveiller en sûreté. Je sentais le sol bouger sous leurs pas. La petite escouade se sépara en deux groupes : l'un s'occupa d'effacer toute trace du DeadLine troué et l'autre m'entoura. Des mains inquiètes assaillirent mon cou et mon poignet, à la recherche de mon pouls bien présent. Un soupir de soulagement fit trembler le chasseur aux mèches rêches.
« Vivante. »
Évidemment que j'étais vivante. J'étais une battante. Je m'accrochais à la vie. Des mains me soulevèrent et je fermais enfin les yeux. Rien ne pouvait m'arriver, pour le moment. L'obscurité se referma sur moi tandis que je me laissais bercer par le pas rapide des chasseurs qui couraient dans les souks, en direction de Froënbourg et son hôpital.

Je ne pouvais pas dire que je ne connaissais pas l'hôpital Blackwood. Durant mon entraînement, j'avais souvent dû m'y rendre pour diverses plaies, allant de la simple éraflure infectée au bras cassé. C'était limite si je n'avais pas finalement reçu une chambre à l'année et un abonnement avec réduction pour mineure. La bonne blague. Le PDG était un gros radin doublé d'un paresseux, selon la rumeur, alors ma réduction, je pouvais me brosser pour l'avoir.

J'ouvris péniblement les yeux quand la petite troupe fit son entrée dans le hall des urgences avec grand fracas. Dieu ce que la lumière des néons pouvait être agressive ! C'était une arme anti-humain, ça ! Je grimaçais et refermais illico les yeux tandis que mon prince pas vraiment charmant faisait les cent pas en attendant qu'un autre m'enregistre au guichet. Je pouvais l'entendre discuter avec l'infirmière -et aussi la draguer malgré l'alliance qu'elle portait- .
« C'est pour... ? »
« Dan Derlíon. Mercedes Dan Derlíon. Elle a été attaquée par.. par... par un de ces grands chats sauvages de Kalel. Ces bêtes sont vraiment trop dangereuses, vous ne trouvez pas ? »
Je grimaçais. Il n'y avait qu'eux pour s'entêter à m'appeler par mon premier prénom, Mercedes. Je préférais de loin Sharmal.
« Un chat sauvage de Kalel ? Oui, je vois. Très bien. Patientez un moment, je vous prie. »
Paf, remballé le dragueur de pacotille. Je fus rapidement prise en charge en emmenée. Chambre 606. Ah, je l'avais déjà faite, celle-là. Je soupirais de soulagement quand je sentis le matelas moelleux sous mon dos endolori. Puis le noir complet. On m'avait endormie.

Un contact. Je ressentis un contact du côté de mon bras. Ce simple contact me tira loin des accueillants bras de Morphée et de ses limbes bienheureuses. J'ouvris des yeux papillonnants. Sérieusement, j'allais finir par attaquer l'hôpital s'il continuaient à foutre leurs lampes à néons juste au dessus de la gueule des gens. Je tournais légèrement la tête. J'étais raide de la tête au pied. Sans doute les effets combinés de la peur, de la course et des intraveineuses. Plus tout ce que j'avais subi durant mon sommeil et qui était censé me réparer. Je remarquais alors la présence d'un infirmier. Il regardait une blessure à mon bras. Le bandage gisait sur le lit, tâché du rouge de mon sang.
« Les chats de Kalel sont vraiment agressifs, en cette saison... »
Si je ne voulais pas être repérée en tant que chasseresse, je devais poursuivre dans le mensonge proféré par le chasseur lors de mon admission. J'aurais aimé me lever mais je savais que j'en étais parfaitement incapable. De un, je pouvais concurrencer une momie sans aucun problème, de deux j'avais des intraveineuses, de trois, je venais de voir ma robe tâchée de sang posée sur le dossier d'une chaise toute proche. Et l'on y voyait clairement le sang rouge mêlé à celui de mon Sang-Bleu, qui pouvait toutefois passer pour de l'encre bleue si l'on n'y regardait pas de trop près. Il fallait absolument que je parvienne à éjecter monsieur blouse-blanche de ma chambre et camoufler le vêtement, au cas où un chasseur viendrait voir si tout allait bien.
« Quand vais-je pouvoir sortir, monsieur.... ? J'ai beaucoup de travail à finir et je désirerais vraiment passer un minimum de temps absente... »
Dans lesdites choses à faire, il y avait entre autre retrouver ce satané borgne et reprendre mon service à la taverne.

 
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MessageSujet: Re: RP #2 ∞ White Flag Mer 11 Jan - 11:44

Je découvrais lentement la blessure. Une plaie, une déchirure, encore recouverte de sang séché par endroit. J'avais deux choses en tête. D'abord que l'équipe de nuit avait bâclé le travail, comme toujours. Deuxièmement...Mon frère avait fait ça ? Il l'avait blessé, il l'avait envoyé, elle, une jeune femme à l'hôpital ? Elle ne pouvait pas être aussi féroce, cette blondinette.... Je la regardais dormir paisaiblement. Et si elle n'était qu'une victime ? Et si mon frère m'avait menti ? Son nom me semblait familier, son visage aussi, mais je ne parvenais pas à savoir pourquoi.

« Les chats de Kalel sont vraiment agressifs, en cette saison... »


Sa voix me rappela à l'ordre et je levais la tête. Mademoiselle Dan Derlion s'était réveillée, ses yeux bleus grands ouverts qui me fixaient, sans la moindre once de suspicion. Je baissais les yeux, me préoccupant davantage de sa blessure, évaluant sa taille et sa largeur avant de dire :


« Oui, ils doivent être plutôt féroces...Et gros comme des tigres.»

C'était étrange. Nous savions tous les deux la vérité...enfin elle ne se doutait pas que je savais. Mais bref, ce mensonge nous convenait parfaitement. Elle aurait pu mentir, dire qu'elle avait été agressée par quelqu'un dont la description physique correspondrait à celle de Logan. Et ça aurait été sa parole contre la sienne. Elle aurait pu vraiment faire des dégâts mais non, elle gardait le silence, se cachant derrière des mensonges... Pourquoi ? Je ne cherchais pas à comprendre et je m'accommodais de cette situation.

«Heureusement qu'ils ne vous ont pas sauté au visage, vous auriez pu perdre un oeil.»

Quelle ironie. Peut-être aurais-je mieux fait de me taire. Je laissais son bras tranquille, songeant à aller chercher le nécessaire dehors pour nettoyer ses blessure convenablement et procéder aux autres soins que je me devais de prodiguer.

« Quand vais-je pouvoir sortir, monsieur.... ? J'ai beaucoup de travail à finir et je désirerais vraiment passer un minimum de temps absente... »demanda-t-elle poliment.


Evidemment, c'était la question que tout le monde en rentrant à l'hôpital : quand allaient-ils sortir ? Je balayais l'entièreté de sa personne du regard avec un air désolé.


«Je suis désolé, cela ne dépend pas de moi mais de votre médecin. Il devrait passer vous voir cette après-midi. Et puis...je doute que vous soyez en état de travailler peu importe ce que vous faîtes...»

En venant ici, je craignais de la croiser et mon but c'était de la foutre dehors le plus vite possible. Mais maintenant que je me trouvais face à la personne en elle-même. Une jeune femme qui semblait si innocente au point que je commençais à douter de mon frère...Je ne savais pas. Je ne souhaitais pas la mettre en danger. Je poussais un léger soupir.

« Si c'est vraiment urgent, vous pouvez signer une décharge administrative et partir de l'hôpital contre l'avis de votre médecin... Mais je vous le déconseillerai bien entendu. » Je marquais une pause. «Attendez un instant, je vais chercher de quoi changer vos pansements.»

Je quittais rapidement la pièce, laissant mon esprit fatigué s'encombrer de doutes et d'incertitudes, pendant que je récupérais tout ce dont j'avais besoin pour les soins. Qu'est ce qui était le plus probable : cette gamine en chasseuse sanguinaire ou mon frère en agresseur meurtrier ? Je ne savais plus vers qui me tourner.

Le coeur lourd de ces suspicions, je revenais dans la chambre de ma patiente et commençant par le premier pansement que j'avais ôté, je nettoyais le sang de son bras à l'aide d'une éponge douce et d'un peu de savon, avant d'appliquer le désinfectant et de recouvrir la plaie d'une nouvelle compresse.

«Sinon...comment allez-vous ? Vous avez passé une bonne nuit ?»osais-je demander, sans la regarder.
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MessageSujet: Re: RP #2 ∞ White Flag Mer 11 Jan - 11:45


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Je me doutais bien que personne ne croirait au mythe du chat sauvage fou furieux qui attaque une jolie blonde mais j'avais quand même eu de l'espoir.
« Oui, ils doivent être plutôt féroces...Et gros comme des tigres. »
Un petit rire m'échappa malgré moi. Effectivement, il n'était pas dupe. Ou alors mon fameux chat sauvage était un lynx ou une bestiole du genre. De toute façon, qu'il croie ou non mon mensonge, je devais m'y tenir. Comment vouliez-vous que je commence à raconter que je chassais des êtres censés n'exister que dans les livres, que je m'étais frottée à l'un d'eux et qu'un autre m'était plus ou moins venu en aide ? J'étais bonne pour finir en cellule capitonnée. Et je n'en avait pas vraiment envie. Mais alors là, vraiment pas.
« Heureusement qu'ils ne vous ont pas sauté au visage, vous auriez pu perdre un œil. »
A ces mots, je revis le visage borgne de mon étrange sauveur. Aurais-je pu finir comme lui ? D'ailleurs, comment avait-il pu, lui, finir ainsi ? Je savais bien qu'il y avait une certaine hiérarchie chez les vampires, due au sang et à la puissance. Avait-il été attaqué par un Ancestral ? Avait-il rencontré un chasseur d'une force supérieure à la sienne ? Je fronçais les sourcils et tâchais d'éliminer cet indésirable de mes pensées. Je n'allais tout de même pas faire une fixation sur lui, nom d'un chien. Ce serait le comble de l'ironie, la chasseresse obnubilée par sa proie. Enfin, si c'était pour le tuer, ça ne devait pas poser de soucis. Et je savais très bien que c'était ce qui risquait d'arriver. Mais je ne pouvais parier sur celui qui perdrait sa vie.
« Oui, j'aurais pu... répondis-je distraitement. Je me demande... »
Silence ! Silence, petite gourde ! Je fermais hermétiquement la bouche. Pas question de me trahir ainsi. Ah je vous jure, si je remettais la papatte sur cet énergumène aux dents longues, il allait le sentir passer. Je détestais être aussi faible et le regard désolé de l'infirmier renforçait encore ma colère vis-à-vis du borgne.
« Je suis désolé, cela ne dépend pas de moi mais de votre médecin. Il devrait passer vous voir cette après-midi. Et puis...je doute que vous soyez en état de travailler peu importe ce que vous faîtes... »
D'accord, je ressemblais plus à puzzle qu'à un être humain, sur le coup, mais tout de même... j'étais encore capable de tenir debout et c'était bien suffisant pour s'occuper de la taverne. Certes, je ne pourrais reprendre mes traques avant un petit bout de temps mais je ne pouvais pas laisser mon précieux gagne-pain sans personne pour le diriger. Quelles autre solutions avais-je ? Confier la taverne à Jevy ? Oui, ça pourrait le faire. Mais gérer un établissement de cette taille seul est mission impossible. Et pas question que les chasseurs aillent foutre le nez dans mon business.
« Si c'est vraiment urgent, vous pouvez signer une décharge administrative et partir de l'hôpital contre l'avis de votre médecin... Mais je vous le déconseillerai bien entendu. »
Évidemment que tu le me déconseillerais, coco. Au plus je reste et au plus la note finale s'allonge. Ça, c'est mon esprit de radine qui se réveille. J'ai autre chose à foutre avec mon argent durement gagner que de l'investir dans un hôpital qui n'a certes aucun soucis financier. Y a tellement d'autres petites associations bien plus intéressantes à financer. Ah mais, je me perds dans mes pensées. Je secouais légèrement la tête pour reprendre mes esprits et me concentrer sur l'homme, dont la tête me semblait vaguement familière. Bah, j'avais passé tellement de temps ici dans le passé que je devais certainement avoir fait le tour complet du personnel soignant.
« Attendez un instant, je vais chercher de quoi changer vos pansements. »
J'hochais doucement la tête et le regardais partir. Il avait l'air soucieux et... un peu perdu. Si j'avais été plus douée pour lire les sentiments, je me serais même risquée à dire qu'il y avait un peu de détresse et de suspicion dans ses yeux. Une fois seule, je tournais la tête vers ma robe. Je tendis la main et laissais l'arme sortir lentement de ma paume, jusqu'à ce qu'elle se plante dans le solide tissu. Puis d'une rotation du poignet, je la ramenais à moi. L'arme réintégra son fourreau de chairs et je lançais ma robe roulée en boule dans un placard tout proche. L'objet compromettant était maintenant hors de vue. La thèse de l'encre bleue n'était pas plausible, je le savais. Et j'ignorais s'il y avait des infirmiers ou autres qui connaissaient l'existence des chasseurs et de tout ce petit monde magique qui gravitait autour de nous.

Mes yeux se posèrent sur mon bras blessé et je laissais mes doigts errer sur les pourtours déchiquetés de la plaie. Elle n'était pas bien profonde mais elle restait sensible et douloureuse. Je revis les doigts griffus du DeadLine, j'entendis à nouveau la déchirure du tissu et de la chair puis le picotement de la douleur. Je détournais vivement les yeux. J'avais subi un échec face à ce vampire et réduite à demander de l'aide à un autre monstre. Qui aurait pu me laisser crever sur place. Mais qui ne l'avait pas fait.
« Pourquoi ... ? »
L'infirmier revint et ma main glissa de mon bras, retombant mollement sur les draps. Il s'occupa de la plaie, la nettoyant et la désinfectant méticuleusement. Je me mordillais la lèvre, tentant d'ignorer les désagréables picotements.
« Sinon...comment allez-vous ? Vous avez passé une bonne nuit ? »
« Avant ou après mon admission ? répondis-je au tac-au-tac, avec une pointe d'acidité dans la voix. »
Pourquoi est-ce que je m'en prenais à lui, moi ? Il ne m'avait rien fait. Pire, il prenait soin de moi. Gênée par ma réaction, je passais une main lasse dans mes cheveux défaits.
« Excusez-moi, ma soirée n'a franchement pas été une partie de plaisir... je ne voulais pas vous parler sur ce ton... »
Je me calais confortablement contre les oreillers, tout en l'écoutant s'agiter autour de mes plaies. Certaines ne pouvaient même pas passer pour des griffures. Mon mensonge n'allait pas tenir bien longtemps mais j'étais reconnaissante envers cet homme; il m'épargnait les questions plus ou moins dérangeantes.
« Ma question va peut-être vous sembler bizarre mais... un homme borgne aurait-il été admis cette nuit ? Il était à mes côtés lorsque ce chat m'a attaquée et j'aurais aimé... enfin bref, y a-t-il quelqu'un comme ça, ici ? »
Il y avait certainement peu de chances pour qu'un Sang-Bleu vienne se faire soigner par un hôpital où pullulent les humains mais peut-être avait-il un Calice ou des serviteurs ici. Après tout, le sang, ce n'est pas ce qui manquait dans un endroit comme celui-ci. Machinalement, je tapotais ma paume, où dormais sagement mon arme. L'argent lui avait peut-être brûlé la gorge... avec un peu de chance, il en garderait une cicatrice.
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MessageSujet: Re: RP #2 ∞ White Flag Mer 11 Jan - 11:45

Je ne sais pas pourquoi j'ai dit ça. La phrase, à propos du fait de se faire arracher un oeil. D'une façon plutôt ironique, c'est venu naturellement. Et bien sur l'image de l'oeil opaque de mon frère est revenue me hanter. La cornée d'un blanc laiteux à jamais invalide. Je ne sais toujours pas ce qui s'est vraiment passé ce soir là. Et je regrette. Je regrette de ne pas avoir été capable de le soigner. Peut-être se serait-il montré moins amer, sans cet handicap qui le marquait ? Je n'en sais rien. En tout cas je ne peux pas ignorer cet oeil menaçant et fascinant, cet oeil qui me blâme par son infirmité.


Mais peu importe, la vie continue et je n'ai de temps ni d'énergie à perdre dans mes divagations. J'ai frotté les contours de la plaie pour enlever le sang séché et appliquer le désinfectant avec autant de soin que possible pendant que je m'inquiétais de l'état de cette patiente peu ordinaire.


« Avant ou après mon admission ? » rétorqua-t-elle d'un ton désagréable.

Je peux comprendre qu'elle ne soit pas de bonne humeur. Après dieu sait quelle genre de nuit elle a passé. Et c'était le pire pour moi. Dans mon état j'étais incapable de déterminer le vrai du faux. Qui me mentait ? Etait-ce Logan qui se faisait passer pour une victime ou cette jeune fille qui me paraissait bien jeune et inoffensive ? Et si c'était les deux ? Ah...je n'en sais rien. Où se trouvait l'innocent dans cette histoire ? La jeune fille en charpie ou le vampire blessé ?

....

Il ne fallait pas être un génie pour remarquer lequel des deux avait pris le plus de dégâts.

J'ai continué mes soins sans sourciller, ne relevant même pas la façon dont elle s'était adressée à moi. Pourtant elle, finit par s'excuser,

« Excusez-moi, ma soirée n'a franchement pas été une partie de plaisir... je ne voulais pas vous parler sur ce ton... »

Je ne relevais pas la tête, trop occupé par la confection du nouveau pansement sur son bras. En revanche, je répondais d'un ton las :

«Ne vous en faîtes pas, j'ai l'habitude.»

En temps normal, j'aurai relevé la tête, j'aurai peut-être même forcé un petit sourire. Mais comme mes cernes le soulignaient avec évidence, je n'avais pas d'énergie à perdre dans ce genre de futilités.

Je changeais de place et je m'attaquais désormais à son épaule de la même manière.

«Si vous éprouvez des difficultés à dormir, ou si la douleur est trop forte, n'hésitez pas à presser le bouton. » Je commençais à frotter les tâches de sang qui dévoilaient quelques points de sutures biens exécutés. « Nous sommes autorisés à vous donner des médicaments qui vous soulageront.»

Tiens d'ailleurs, elle n'avait pas encore pris les siens. Je ferai mieux de lui rappeler tout à l'heure.

« Ma question va peut-être vous sembler bizarre mais... un homme borgne aurait-il été admis cette nuit ? Il était à mes côtés lorsque ce chat m'a attaquée et j'aurais aimé... enfin bref, y a-t-il quelqu'un comme ça, ici ? »


Pendant quelques secondes ma main s'arrêta au milieu du geste. L'esprit paralysé. Evidemment elle avait posé une question à laquelle je ne souhaitait pas répondre. Comptait-elle finir le travail qu'elle avait commencé ? Du moins si elle était bien une chasseuse de vampire comme mon frère me l'avait dit. Et bien...Au moins je peux être comptant qu'elle m'ait posé la question à moi et pas à un autre membre du personnel. Même si ce n'était pas pertinent, les bavardes auraient sûrement mentionner le nom de mon frère. Mais pas moi, j'étais venu ici avec un avertissement et la certitude qu'il ne se pointerait pas aujourd'hui, donc si elle comptait retourner tout 'hôpital, grand bien lui fasse.

«Je ne suis pas autorisé à mentionner d'autres patients. Secret médical, vous comprenez. A moins qui vous ne soyez un membre de la famille....je ne peux rien vous dire.»

C'était une réponse un peu froide, mais une réponse censée. Cependant...maintenant que j'y pensais, ce secret fonctionnait dans les deux sens. C'est à dire que je n'étais pas légalement autorisé à donner des informations sur elle à personne à part son médecin ou les membres de sa famille. Ce qui excluait Logan bien entendu. Enfin...il pourrait venir le vérifier par lui-même. Dans le doute, sans savoir la vérité, je préférais conserver cette double protection.

Je terminais son dernier pansement et je lui tendais le petit pot en plastique contenant les deux analgésiques.

«Voici vos médicaments, vous désirez un verre d'eau ?»
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MessageSujet: Re: RP #2 ∞ White Flag Mer 11 Jan - 11:46


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Si je perds la mémoire, faudrait pas s'inquiéter. C'est que ma vie est au soir d'une triste journée. Si je perds la raison, faudrait pas s'en vouloir. Si c'est plus ma maison, laissez moi dans le couloir. Si je perds les pédales et si ça vous inquiète, si ça vous fait trop mal, je ne sais plus qui vous êtes. Et si je perds la boule, n'ayez pas trop pitié. Ma tête est une foule de visages oubliés.
Si je perds △ Zaz

Je connaissais ce médecin. J'en étais presque sûre. En même temps, j'avais déjà fait la connaissance de tellement de médecins et autres infirmiers que j'avais sans doute fait le tour de l'hôpital depuis longtemps.

Maintenant que l'adrénaline de la traque était retombée, je me sentais vulnérable, fragile. J'avais besoin de réconfort, de mots doux et d'attention. Au fond de moi, je restais la gamine qui a assisté à l'exécution de sa mère, la gamine qui a vu l'horreur, la gamine qui a une bonne raison de faire la peau de ces monstres. Une gamine qui avait besoin de câlins et de bras protecteur. Et ce médecin, bien que très professionnel et neutre, m'apportait sans le vouloir cette dose d'attention dont j'avais tant besoin. Si j'avais pu, je serais restée quelques jours à l'hôpital, histoire de me faire chouchouter à mort. Mais je ne pouvais pas. Ma taverne avait besoin de sa patronne et les vampires n'allaient certainement pas cesser leurs macabres activités en attendant mon retour.

Il continua à inspecter mes diverses blessures et je me rendis compte que j'avais été touchée à des endroits insoupçonnés. Ce putain de DeadLine m'avait vraiment amochée. Pour la peine, j'aurais aimé lui avoir moi-même arraché le cœur, tiens. Œil pour œil, dent pour dent. Vive la Loi de Talion.
« Ne vous en faîtes pas, j'ai l'habitude. »
J'esquissais une moue compréhensive. A chacun sa croix, après tout. Moi j'avais droit aux ivrognes et aux piliers de comptoirs, lui avait droit aux patients agressifs et acariâtres. Son ton las m'arracha un mince sourire. Je ne devais pas sortir du lot, à l'agresser ainsi à la suite d'une simple question de routine. Mes yeux s'attardèrent sur son visage marqué par les cernes et je me mordillais la lèvre. Sa nuit devait être des plus dures. Pour un peu, je lui aurais tapoté la tête mais je doute qu'il aurait bien pris mon geste. Limite, je serais passé pour mentalement dérangée. Bonjour monsieur le directeur de l'asiiiiiiile.

Il fit glisser ma blouse d'hôpital, dénudant mon épaule meurtrie. Je détournais vivement la tête. Je savais que ce n'était pas beau à voir. Déchiqueté, violacé, encore légèrement poisseux de sang. Du mien, de celui du DeadLine. Peut-être aussi du borgne. Quoi qu'il en soit, son sang devait s'être dilué dans le nôtre, devenant invisible.
« Si vous éprouvez des difficultés à dormir, ou si la douleur est trop forte, n'hésitez pas à presser le bouton. »
J'hochais lentement la tête, en essayant de ne pas fixer les petits point de suture.
« Nous sommes autorisés à vous donner des médicaments qui vous soulageront. »
En même temps, si un hôpital n'était pas habilité à soulager la douleur de ses patients, à quoi aurait-il servi de dépenser son argent dans de telles infrastructures ? Je ravalais toutefois mon commentaire désobligeant, il était inutile de lui rendre la tâche plus dure qu'elle ne semblait déjà l'être. Il était dommage que les détenteur de magie curative se fasse discrets, ils auraient été tellement utiles dans ce genre d'endroits. Mais sans doute ces mages parvenaient-ils à user de leurs dons de guérisons sur eux-même et, par conséquent, gardaient leur forces pour eux-même. Notre monte n'était qu'un concentré d'égoïsme, après tout. L'idée de venir bosser ici m'effleura un instant. Après tout, j'avais moi aussi un don de guérison. Que je ne pouvais utiliser que sur les autres. Tandis que j'y pensais, la magie picota le bout de mes doigts et je la refoulais au plus profond de moi. Après tout, il y avaient encore énormément d'humains dénudés de pouvoirs, dans ce monde. Qu'es-ce qui me disait que cet infirmier connaissait l'existence de la magie, des dieux et des vampires ? Je ne pouvais pas prendre de risque inutile.
« Je ne suis pas autorisé à mentionner d'autres patients. Secret médical, vous comprenez. A moins qui vous ne soyez un membre de la famille....je ne peux rien vous dire. »
A ces mots, je fermais les yeux, dépitée. Je m'enfonçais mollement dans mes oreillers. j'aurais dû me douter que ce ne serait pas aussi facile. Je pris soin de prendre une moue affligée et inquiète.
« Je comprend parfaitement, murmurais-je. Mais si jamais vous le voyez, pourriez vous lui dire que l'argent l'attend ? Il saura où me trouver. »
Cela aurait pu passer pour un banal message. Mais c'était une menace. L'argent ne symbolisait guère une liasse de billets mais bien l'arme qui dormait gentiment en moi. L'argent qui le tuerait. J'espérais que le vampire comprendrait le message et se tiendrais à distance de moi. J'avais parfaitement bien compris qu'il comptait revenir réclamer son dû, suite à son assistance. Et je ne me sentais absolument pas disposée à régler une dette contactée envers un Sang-Bleu. Pas du tout disposée.

Un petit pot de plastique apparut dans mon champ de vision. Des médicaments. Quelle horreur. Je détestais ce genre de choses. En plus, ça avait toujours des effets secondaires bizarres, chez moi. Intéressants, auraient dit mes proches. Une fois, j'en étais même arrivée à déclarer ma flamme. A des lamas. Non, je ne blague pas. Je m'en souvenais encore parfaitement.
« Ô Lama! Lama! pourquoi es-tu Lama? Renie ton père et abdique ton nom; ou, si tu ne le veux pas, jure de m'aimer, et je ne serai plus une Sharmalama. »
La honte ultime.

Avec une petite moue, je pris le pot et les deux gélules, que j'avalais tout rond. Avaler ces machins me laissais toujours une sensation désagréable. J'avais toujours peur qu'ils restent bloqués et que l'on ne m'ait pas donné les bonnes pilules. L'erreur est humaine, après tout. Me calant plus confortablement, je fermais les yeux et laissais échapper un petit soupir d'aise.
« Et vous, comment se passe votre nuit ? Vous avez l'air exténué. Ne pouvez-vous pas vous reposer un moment ? »
J'étais tout de même un peu inquiète pour lui. Il semblait pouvoir s'écrouler à tout moment. Si je devais classer les plus grands dangers, la fatigue serait ex-æquo avec les vampires, en première position. Puis l'alcool au volant, les armes et la drogue. Uh, pourquoi je pensais à de telles conneries, moi ? Ah oui. Fichus médicaments.

Je parlais de sa tête. Mais la mienne ne devait pas être mieux. Un miroir traînait sur la table de nuit. D'une main encore tremblotante, je m'en saisis. Effectivement, j'avais vraiment une sale gueule. Et ma vieille morsure ressortait nettement sur ma peau pâle. Du bout des doigts, je la caressais. Elle me rappelais le premier vampire que j'avais tué. Un sourire fleurit sur mes lèvres.
« Dites-moi... croyez-vous aux vampires ? »
Merde. La question m'avait échappée. Ces médicaments avaient des effets vraiment étranges sur mon métabolisme. Peut-être parce qu'une arme ensorcelée reposait en mon giron ?

Je passais une main lasse dans mes cheveux. Dans un petit rire à la limite de l'hystérie, je tentais de réajuster le tir.
« Oubliez ça... je raconte n'importe quoi ... »
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MessageSujet: Re: RP #2 ∞ White Flag Mer 11 Jan - 11:46

J'avais eu ce moment de flottement, cette tension dans la nuque et dans la mâchoire quand elle m'avait demandé pour l'homme borgne. Je craignais sincèrement qu'elle sache, ou bien qu'elle ait deviné que je savais quelque chose à ce sujet. Heureusement que désormais que j'avais trouvé ma pirouette, je pouvais me cacher derrière cette excuse rassurante. Un peu comme elle et ses chats féroces. Elle se résigna et s'enfonça sagement dans son lit. Mais apparemment ses pensées ne quittaient pas mon frères, au contraire, elles se tournaient vers lui comme des flèches vers une cible.

« Je comprend parfaitement. Mais si jamais vous le voyez, pourriez vous lui dire que l'argent l'attend ? Il saura où me trouver. »

Une nouvelle tension. Impossible. Elle doit forcément se douter de quelque chose, elle devait forcément me prendre pour le pigeon voyageur à moins que...ce ne soit qu'un appel désespéré, à l'instar d'une bouteille que l'on jette à la mer ? En tout cas j'avais compris le message : une menace claire et tranchante. Seul l'argent avait pu blesser mon frère comme il l'était, maintenant c'était évident. J'hochais la tête avec raideur. Je réprimais les frissons et les sueurs froides et je lui tendais son pot de médicament de façon neutre.

Logan avait raison, je n'aurai pas dû venir. Elle jouait avec mes nerfs, ou bien ce n'était que moi qui me berçait d'illusions. J'étais probablement trop nerveux, mais qui ne le serait pas dans mon cas ? Je n'ai pas dormi et hier soir mon frère a failli mourir stupidement. Et aujourd'hui, et bien quoi, je vous le donne en mille ...je guéris son assassin présumé. Enfin, si tout ce qu'il m'avait raconté était vrai, et je ne pouvais que le supposer.

Putain....

Ces deux-là avaient le don de me mettre dans une situation vraiment inconfortable. Logan ne pouvait-il pas me rendre la vie plus facile ? Et si seulement j'arrivais à le croire...Il y a tellement de choses que j'ignore à propos de lui que tout pourrait me surprendre.

« Et vous, comment se passe votre nuit ? Vous avez l'air exténué. Ne pouvez-vous pas vous reposer un moment ? »

Elle avait probablement remarqué que je fixais le sol, perdu dans mes pensées. Rappelé à l'ordre, je relevais la tête et je posais les yeux sur elle. Elle avait proféré ce message, cette menace avec une voix si douce, sans la moindre note d'hostilité. Mais...vraiment ? Cette jeune fille, une chasseuse de vampire suffisamment redoutable pour mettre mon frère en échec. J'avais toujours du mal à le croire.

J'esquissais un faible sourire, gêné d'avoir été pris sur le fait. En temps normal je n'aurai pas accepter cette invitation. Et une petite voix dans ma tête me disait que j'aurai mieux fait de décamper le plus vite possible. Mais voilà, j'étais vraiment épuisé et je doutais. J'avais peut-être besoin d'un peu de temps pour cerner davantage le personnage. Car si Logan m'avait menti, il allait m'entendre.

«Malheureusement, je n'ai pas le temps de me reposer. J'ai beaucoup de travail. »

J'omettais de lui parler de ma propre nuit. J'estimais qu'elle l'avait demandé par politesse et qu'aurais-je pu sortir à part les mêmes banalités que tout à l'heure ? J'avais peur d'être découvert si je mentais ou si je me montrais trop vague. J'effectuais une dernière vérifications sur ses perfusions et je m'apprêtais à partir quand elle m'interpella à nouveau.

« Dites-moi... croyez-vous aux vampires ? »

Je me tournais vers elle et je posais mon regard fatigué sur elle. Mercedes Sharmal Dan Derlion qui regardait son reflet dans le miroir et y voyait une jeune femme échevelée et blessée. Mercedes Sharma Dan Derlion, la redoutable chasseuse de vampire ? Essayait-elle de se vendre ou de me provoquer ?

Un instant de silence, de flottement. Une seconde de tension pendant laquelle elle attendait ma réponse.

A ce moment-là je reconnaissais en elle une idole de mon adolescent. Je pouvais la voir aisément à la place de cette autre blonde de série télévisée, de cette autre tueuse de vampire qui m'inspirait autrefois de la crainte et de l'admiration dans mon esprit échauffé d'adolescent. Oui, si ce personnage avait existé, peut-être ressemblerait-elle à Mercedes Sharmal Dan Derlion.

A ce moment-là, je fantasmais complètement. Oui, en cet instant j'aurai pu planter mon regard dans le sien, un regard sévère et brûlant et je lui aurai dit :

Je sais qui vous êtes et je sais ce que vous avez fait. Et je ne vous laisserai pas faire, Dan Derlion.

Mes lèvres se détachèrent pour esquisser le geste, mon souffle suspendu.

Mais ce n'était qu'un rêve, une illusion. Jamais je n'aurai eu le courage - ou la stupidité - de lui faire face, de lui exposer ce que je savais. C'était du suicide. Et pourtant, j'avais cette sensation de brûlure dans la poitrine, ce poids sur mes épaules, cette tension dont j'aurai aimé me débarrasser...

Heureusement, elle coupa court à mon dilemme, éclatant d'un rire nerveux.

« Oubliez ça... je raconte n'importe quoi ... »

Avec un geste que je trouvais gracieux, elle replaça une de ses mèches dorées, pour dévoiler son visage. Etrange. Elle me paraissait...vulnérable...Et sa marque sur son cou, une marque familière, une marque de morsure sur une peau rendue trop pâle par l'anémie.

«Et si je vous disais que j'y crois. » répondais-je aussitôt. «Qu'est ce que vous me diriez ?»

Je restais planté sur mes deux pieds, osant l'affronter du regard pour attendre sa réaction. Mes globes oculaires brûlaient. Etait-ce à cause de la nervosité ou de la fatigue ? En tout cas, je ne comptais pas baisser les yeux avant d'obtenir ma réponse.
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MessageSujet: Re: RP #2 ∞ White Flag Mer 11 Jan - 11:47


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Si je perds la mémoire, faudrait pas s'inquiéter. C'est que ma vie est au soir d'une triste journée. Si je perds la raison, faudrait pas s'en vouloir. Si c'est plus ma maison, laissez moi dans le couloir. Si je perds les pédales et si ça vous inquiète, si ça vous fait trop mal, je ne sais plus qui vous êtes. Et si je perds la boule, n'ayez pas trop pitié. Ma tête est une foule de visages oubliés.
Si je perds △ Zaz

Tandis que je proférais ma menace, l'air se chargea de tension. Soit il avait parfaitement compris le sous-entendu assassin soit il devait se demander si je ne dealais pas avec le borgne. De l'argent en échange de marchandise. Oui, ça aurait pu se tenir, même si je n'avais pas la tête de l'emploi. Enfin, peu de personnes pouvaient me prêter le rôle de chasseuse en me voyant servir dans une taverne. L'habit ne fait pas le moine, comme nous le disons si bien. Il hocha toutefois la tête et je notais une certaine raideur dans son geste. Je fronçais intérieurement les sourcils. S'il me soupçonnais d'être une trafiquante attendant de revoir son client pour le payer, j'allais avoir la visite de la police. Et si ces gentils messieurs en uniforme ne pointaient pas leur nez, c'est qu'il ne faisait plus partie des ignorants. Bien. Ou alors il y avait une troisième possibilité à laquelle mon petit cerveau actuellement à moitié déconnecté ne pensait pas. Zut. Cela aurait été bien trop simple s'il n'y avait eu que deux solutions.

Il semblait vraiment mal à l'aise et je tiquais. Certes, en lui demandant de transmettre mon message, je lui demandais à demi-mot d'oublier un moment son fameux secret médical. Ainsi, chacun y trouvait un peu son compte : lui, il ne me révélait pas si mon borgne était ici et moi, je m'assurais qu'il ne reviendrais pas de sitôt. A moins qu'il soit totalement suicidaire. Ou qu'il sache pertinemment qu'une chasseuse solitaire ne pouvait venir à bout d'un fils d'Ancestraux. Je pense que j'allais demander à ma troupe de chasseurs squatteurs de rester encore un peu, tiens. Juste au cas où.

Je fermais un instant les yeux, tandis que le silence se prolongeait. En chasseuse habituée, je revisionnais la scène. J'analysais, je tentais de trouver des failles. Il n'avait pas subit de dégâts aussi importants que moi mais le DeadLine ne l'avais pas non plus épargné sous prétexte qu'il était hiérarchiquement supérieur. Je revoyais ses griffes avides fondre vers lui puis j'entendis à nouveau la déchirure. Cela me retourna le cœur. La déchirure du manteau et du borgne, puis la déchirure des chairs du monstre inhumain, lorsque le borgne plonge sa main pour lui transpercer le cœur. Je rouvre les yeux. On traite souvent les chasseurs de barbares mais à côté du Sang-Bleu, nous sommes de pâles figurants. Un frisson parcourt mon dos.

L'infirmier relève la tête, alors que je l'interroge par pure politesse sur sa propre nuit.
« Malheureusement, je n'ai pas le temps de me reposer. J'ai beaucoup de travail. »
Je fais la moue. S'il continue ainsi, je ne doute pas qu'il finira pas s'écrouler en plein milieu d'un couloir. Un élan de compassion me prit. Il était vrai que les hôpital étaient sans cesse remplis et que de nouveaux cas arrivaient sans cesse. Les chasseurs constituaient une importante partie des patients, soi-dit en passant, même si nous évitions le plus possible ce genre d'établissement. J'étais souvent demandée pour les blessures superficielles mais je n'avais pas une maîtrise suffisante de mon don que pour réparer un os cassé ou une plaie profonde. En gros, je servais de gros sparadrap. Mes compétences actuelles ne dépassaient pas ça.

Il vérifia une dernière fois mes perfusions et je résistais à l'envie de lui demander de mes les enlever. Je ne supportais pas d'être dépendante de tubes et de liquides non-identifiés. Puis il tourna les talons. Et s'immobilisa quand ma question m'échappa. Il y eu un blanc. On aurait pu découper l'air au couteau, effleurer la tension.

Il se tourna, plongea ses iris dans les miens. Un instant, j'entrevis ce qu'il voyait, ce qu'il savait. Mais les images s'échappèrent et je n'en retins absolument rien.
« Et si je vous disais que j'y crois. »
Je retins mon souffle, sans même m'en rendre compte. J'avais fait une gaffe. Il savait. Il devait savoir. Il ne pouvait pas ignorer la vérité, après avoir vu mes plaies. Il avait certainement mis à jour depuis le début mon mensonge. Le chat n'était rien d'autre qu'un vampire.  
« Qu'est ce que vous me diriez ? »
Un mince sourire étira mes lèvres sèches mais je gardais le silence. Je me contentais de m'observer. Était-il sérieux ou bien me prenait-il pour une folle qui jouait un jeu et dans lequel il tentait de s'inclure pour ne pas la déstabiliser ? Sans rompre le contact visuel, je me redressais, intéressée. Cet homme était diablement intéressant. Nous jonglions entre la vérité et le mensonge, la connaissance et l'ignorance, le jeu et la réalité. C'était amusant. Un jeu délectable qui pouvait toutefois nous coûter la vie au premier faux pas, à la première parole trop révélatrice. Qui étais-je, que savait-il, quel était mon mensonge, que cachait-il ?
« Ce que je dirais ? susurrais-je. Rien. Absolument rien. Ce n'est pas à moi de juger la folie des autres. »
Il n'était pas question que je me mette plus en danger. Qui pouvait m'assurer de ce qu'il savait ? Il pouvait très bien être un mage, un Calice, un nexus ou je ne savais trop quoi. Qu'il soit chasseur aurait été sympa mais j'en doutais. Sinon, il l'aurait signalé. Entre chasseurs, on se connaissait, on se reconnaissait. On se détectait, presque.
« Quoique. Je ne peux que vous conseiller de vous reposer au lieu de lire des livres mettant en scène ces mythes. Ce ne sont que des ramassis de sornettes. »
Noyons le poisson tant que nous en avions l'occasion. Je rompis le contact visuel et entortillais une mèche blonde autour de mon doigt. Quand j'étais nerveuse, j'avais la mauvaise habitude de faire cela. Ce geste m’apaisait, me donnait l'impression que je gérai la situation. Et quand ils étaient tressés et relevés, je jouais avec la pointe de mon arme ou me tapotais nerveusement la paume, celle où je "rangeais" l'épée d'argent.
« Les vampires ne sont que des monstres capables de de détruire tout ce qu'ils approchent,, assénais-je finalement. Qu'ils existent ou non, le mieux est de s'en tenir loin. »
Je baissais les yeux sur le petit miroir que je tenais encore en main et qui me narguait en me renvoyant l'image de mon cou marqué. Je reposais ledit miroir sur la table, un peu trop brusquement peut-être.
« Dites, toutes ces perfusions sont-elles vraiment nécessaires ? gémis-je en tapotant les tubes. Je ne suis tout de même pas en si mauvais état... »
Et voilà. Mon côté gamine venait de ressortir. J'adressais un sourire un brin candide à l'homme, comme si nous ne venions pas de parler de vampires et que je n'avais pas proféré de menace à l'encontre d'un Sang-Bleu.
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MessageSujet: Re: RP #2 ∞ White Flag Mer 11 Jan - 11:47

Il aurait sûrement été plus sage de rester à la maison, comme mon frère me l'avait fortement suggéré. Mais je ne le pouvais pas. Nous avions énormément de travail, et contrairement à d'autre profession nous avions des vies en jeu. Nous ne pouvions pas nous permettre d'entrer en grève ou d'arrêter de travailler. La santé d'une bonne centaine de personne en dépendait. Mais ce n'était pas la seule raison pour laquelle je m'étais forcé à me lever ce matin. Evidemment que j'avais pris l'avertissement de Logan au sérieux. Et j'avais été curieux. Oui j'avais envie d'apercevoir ce monstre, ce chasseur qui avait réussi à mettre mon idiot de frère en danger. Qui l'avait fait revenir en sang. Et en même temps j'avais cruellement besoin de quelque chose de tangible sur lequel m'appuyer pour pouvoir avoir confiance en lui.

Malheureusement je ne suis pas sûr de l'avoir trouvé. Les choses me paraissent encore moins claires qu'auparavant.

J'étais vraiment dans un sale état pour qu'un patient le remarque et effectivement, je commençais moi même à douter de mon état de santé. Mes globes oculaires me paraissaient brûlants et de toute évidence je ne parvenais pas à avoir les idées claires. Sinon pourquoi aurais-je songer un seul instant à la fixer de cette façon avec l'intention de lui faire comprendre....que je savais ? Rien de bon n'aurait pu ressortir de ce genre de révélation.

Et pourtant, je restais là, avec cette brûlure dans la poitrine et dans les yeux, à la fixer avec intensité. Et non, je ne plaisantais pas.

Apparemment elle remarqua mon intention et m'observa avec un intérêt nouveau. Elle ne se doutait probablement pas que j'étais le calice et le frère de l'homme qu'elle avait tenté hier soir, ce qui me donnait un avantage certain. Je n'avais pas peur d'elle, et je ne baissais pas les yeux quand ses iris azur confrontèrent les miens.

« Ce que je dirais ? Rien. Absolument rien. Ce n'est pas à moi de juger la folie des autres. »


Evidemment, elle le niait. Pourquoi aurait-elle avoué la vérité à un inconnu après tout ? Elle ignorait que je savais et ne comptait pas se mettre en danger à cause d'une simple provocation. Alors elle niait maladroitement ce qu'elle avait commencé. Si elle voulait me duper, elle n'y parviendrait pas. Elle ne se trompait même pas elle-même.

Mon regard glissa sur le côté. Cela ne servait à rien de continuer, elle ne comptait pas avouer quoi que ce soit.

« Quoique. Je ne peux que vous conseiller de vous reposer au lieu de lire des livres mettant en scène ces mythes. Ce ne sont que des ramassis de sornettes. »


Si j'avais eu du sens de l'humour ou de l'énergie, j'aurai pu sourire, et lui répondre que j'attendais toujours qu'un vampire brillant au soleil vienne m'observer dans mon sommeil. L'ironie étant que j'avais longtemps été le doudou d'un vrai vampire, bien plus dangereux que ces fan fictions mal écrites par des déséquilibrés.

«Hm.» répondis-je évasivement.

Il était inutile de continuer à discuter avec elle. Son jeu était évident. Elle niait et tentait de se mettre en position de supériorité, pour me diminuer de sorte que j'adhère à son propos, de peur de paraître ridicule. Ce genre de manipulation ne m'était pas inconnu, je vivais avec un grand manipulateur dominateur et tout cela n'avait plus de secret pour moi. Je laissais ses paroles glisser sans m'atteindre, pas plus que les abus que j'avais déjà subis et que je subissais encore.

J'étais sur le point de partir, quand elle ajouta ceci :


« Les vampires ne sont que des monstres capables de détruire tout ce qu'ils approchent,, assénais-je finalement. Qu'ils existent ou non, le mieux est de s'en tenir loin. »

J'étais un peu étonné. Il s'agissait bien d'un aveu de sa part. Je la regardais à nouveau, intrigué qu'elle ait osé faire un pas en avant alors qu'elle avait passé son temps à reculer. Quel jeu jouait-elle avec moi ? Elle me testait de toute évidence. Je plissais légèrement les yeux retenant un soupir de lassitude.


Ah bon ? Je croyais que c'était les humains qui faisaient ça.


Et voilà j'avais obtenu ce que je voulais. C'était bien ça, c'était bien elle. Les chasseurs de vampires, ces stupides fanatiques qui se prennent pour des justiciers. Ils accusent les vampires de tous les mots. Mais les humains dans tout ça ? Si les animaux et les légumes pouvaient parler ou hurler, ils le feraient. Ils ne se rendaient pas compte de leur propre cruauté, de leur propre pouvoir de destruction. Je ne dis pas que les vampires sont exempt de tout mal et de toute cruauté, mais à mon avis , ils ne détiennent pas la palme.

La seule chose que les humains leur reproche c'est d'être leur prédateur. Mais tout ça n'est-il pas naturel ? Cela fait parti d'un ordre bien établi.


Nous nous nourrissons d'animaux. Les vampires se nourrissent de notre sang.


Les vampires tuent pour se nourrir, les humains tuent pour des raisons stupides. Amour, jalousie, envie,...Ils tuent pour moins que ça. Ils violent, ils détruisent leur environnement sans le moindre respect. Et pourtant ce sont eux qui se prennent pour des justiciers. Des justiciers ? Ils ne puniraient même pas leur semblable de la même façon. Quand un humain tue, il va en prison. Il n'est pas tué en retour. Cette logique n'aimera jamais rien de bon de toute façon. Il est inutile de leur tenir ce genre de discours, leur cerveau n'accepterait pas la triste vérité. Et la vérité c'est qu'ils sont des meurtriers fanatiques en pleine mission génocidaire.


J'aurai pu lui dire tout ça, là maintenant ça me traversait même l'esprit.

Mais cela voulait dire se révéler complètement et perdre l'avantage.


«Merci de l'avertissement. Hypothétiquement bien sûr.» répondis-je d'un ton neutre.


« Dites, toutes ces perfusions sont-elles vraiment nécessaires ? Je ne suis tout de même pas en si mauvais état... »


Le ton doux et gémissant qu'elle employait désormais pour s'attirer ma sympathie et ma clémence m'arracha un léger sourire, l'espace d'une demi seconde. Mais la conversation que nous venions d'avoir ne changeait en rien ma réponse.


«Je ne peux pas vous les enlever sans ordre de votre médecin. Mais si elles vous gênent, je peux les changer de place et vous les mettre sur l'autre bras. C'est ce que vous voulez ? »


Je me suis approché davantage, dans cette atmosphère brutalement redevenue normale et ordinaire. D'un geste j'inspectais les tubes, réglait les rythmes et je tentais de les placer de façon qu'elle soit moins dérangée par leur présence. Je replaçais également avec soin l'interrupteur à portée de bras, celui via lequel elle pouvait régler la hauteur de son lit et appeler le personnel.
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MessageSujet: Re: RP #2 ∞ White Flag Mer 11 Jan - 11:48


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Si je perds la mémoire, faudrait pas s'inquiéter. C'est que ma vie est au soir d'une triste journée. Si je perds la raison, faudrait pas s'en vouloir. Si c'est plus ma maison, laissez moi dans le couloir. Si je perds les pédales et si ça vous inquiète, si ça vous fait trop mal, je ne sais plus qui vous êtes. Et si je perds la boule, n'ayez pas trop pitié. Ma tête est une foule de visages oubliés.
Si je perds △ Zaz

Quelque chose me dérangeait profondément chez cet infirmier. Comme s'il voyait parfaitement au travers des mensonges et des histoires que nous racontions depuis mon arrivée. Et il ne semblait pas du tout atteint par mes piques. Monsieur manipulait l'indifférence avec brio. Comme s'il avait l'habitude.

Alors que je lâchais mon ressentiment vampirique à demi-mot, il s'immobilisa. Un discret soupir vint chatouiller mes oreilles. Okay, okay. Je l'empêchais de retourner à ses occupations, j'avais compris le message.

Mais tout de même. J'avais besoin de parler. J'avais besoin de confier ce que j'avais sur le cœur. Comme à chaque fois que je me retrouvais coincée entre ces murs blancs. Quand j'étais ici, je ressentais le besoin de déclamer ma haine envers ces monstres aux dents bien trop longues, de vomir mes souvenirs. Quand je traquais un vampire, je revoyait celui qui avait fait brutalement irruption dans ma vie alors que j'étais encore enfant. Je le voyais serrer doucement ma mère dans ses bras, comme s'il avait réellement pu l'aimer. Puis je me rendais compte que ses lèvres étaient maculées de sang et s'étiraient en un rictus peu avenant. Je revoyais sa main soutenant le cou de ma mère. Je revoyais cette main pivoter brutalement, tuant net ma mère. Ces images se rejouaient indéfiniment devant mes yeux.

J'avais peur. La vérité était ainsi. J'avais peur de ces créatures. Je ne l'aurait avoué pour rien au monde mais l'idée de leur être asservie m'était insupportable. Si nous exercions une quelconque emprise sur eux grâce au lien du Calice, je ne me berçais d'aucune illusion : nous étions remplaçable. Un petit doigt levé et la place se libérait. Quelle valeur pouvions-nous donc avoir, pauvres mortels ? J'avais des liens avec des Calices, oui. Certains me cachaient soigneusement l'identité de leur mordilleur et certains étaient trop importants à mes yeux que pour que je me résolve à les faire souffrir en tuant leur vampire. J'avais expérimenté la mort du vampire qui m'avait apposé sa morsure et je n'étais pas insensible au point de faire souffrir consciemment des êtres chers à mon cœur.
« Merci de l'avertissement. Hypothétiquement bien sûr. »
J'hochais lentement la tête. Hypothétiquement. Cet infirmier commençait à m'agacer. J'avais la nette impression qu'il se jouait de moi. Mais je n'avais vraiment pas la force de lui tirer les vers du nez. Ni l'envie, d'ailleurs. Ma seule envie du moment était de remonter les couvertures sur mon nez, me rouler en boule et m'endormir. Cependant, me rouler en boule avec toutes ces perfusions me semblait plutôt infaisable, dans l'immédiat.
« Je ne peux pas vous les enlever sans ordre de votre médecin. Mais si elles vous gênent, je peux les changer de place et vous les mettre sur l'autre bras. C'est ce que vous voulez ? »
Je lâchais un grognement rauque. Ce que je désirais ? Qu'on vire ces fichues aiguilles et les jolis petits tubés qui y étaient reliés. Je m'agitais sans cesse dans mon sommeil et je ne voulais pas me réveiller le bras en sang à cause des aiguilles arrachées ou je ne sais quelle autre conséquence de mon sommeil agité.

Sans même attendre ma réponse, il s'était à nouveau affairé sur ses tubes, les déplaçant parfois, réglant des tas de trucs. Je le laissais faire, lasse. Il n'était guère facile à amadouer, lui. Je louchais un peu sur son badge, me rendant compte que je connaissais même pas son nom. Bertram Blackwood. Tiens, le même nom que l'hôpital. Sans doute bossait-il pour sa famille. Comme moi, mais dans un tout autre secteur. D'ailleurs, maintenant que j'y pensais, je méritais amplement les félicitations et les remerciements du patron de cet établissement, moi, vu le nombre d'ivres en tout genre qui quittaient ma taverne et les comas éthyliques plus que fréquents.
« Ça ira, je survivrai aux perfusions. Ça ne doit pas être plus terrible qu'un chat sauvage, ajoutais-je candidement. »
J'allais maintenir cette version, quoi qu'il m'en coûte. Bâillant à m'en décrocher la mâchoire, je m'étirais comme un chat et remontais légèrement les couvertures. J'étais éreintée.
« Je ne vais pas vous retenir auprès de moi lus longtemps, je suppose que vous avez encore beaucoup de boulot, fis-je un peu plus sérieusement. Mais si vous voyez mon borgne, vous lui ferez passer mon message ? Dites-lui... dites-lui simplement... »
Dites-lui simplement que la princesse accepte de donner un tendre baiser à son prince mais que ce baiser sera teinté d'argent et de sang. Non, je ne pouvais pas dire ça. Ce Sang-Bleu aurait encore été foutu d'y voir une invitation au viol, tordu comme il devait certainement l'être.
« Dites-lui simplement que son baiser d'argent l'attend. Il comprendra. »
Faisons simple.
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