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Fiche de présentation

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Sweetie
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Date d'inscription : 18/11/2014

© Switched Tales


MessageSujet: Fiche de présentation Mar 10 Jan - 21:37


Anshu Carnelián
« How can I see you if I close my eyes ? »
PRÉNOM ● Tes géniteurs t'ont autrefois attribué l'exotique nom Anshu. D'où vient-il et que signifie-t-il, tu l'ignores et il est fort peu probable qu'un jour tu en découvre l'origine.
NOM ●  Ta lignée est longue, bien que peu prestigieuse en raison de nombreuses tares qui sévissent dans les rangs de ta famille. Carnélian
était autrefois un nom craint, maintenant il n'est plus qu'une ombre, aussi fragile qu'un filet de fumée.
ÂGE ● Quelle question incommodante. Tu as vingt-deux ans, tu es en âge de te marier comme dirait ton pseudo-père.
SEXE ● De toute évidence, au vu de ton visage, tu es de sexe féminin. Nul(le) Drag Queen ne serait toléré(e) dans ta lignée conservatrice.
ORIENTATION ● Hétérosexuelle.

RACE ● Tes ailes sont faites de plumes blanches, délicatement liserées de reflets mauves. Tu es donc un Ange.
RANG ● Ton paternel est un archange mais ta mère est une séraphine, de fait tu es comme elle.

AVATAR ● Violette ◈ Reine des Fleurs
▬▬▬▬▬


POUVOIR & DESCRIPTION

Copycat ◈ Ce don, tu n'en veux pas. Il t'empoisonne la vie, dans le sens littéral du terme. Chaque utilisation te vide de ton énergie et te rend encore plus malade, te fragilise bien plus que ce que l'instinc de survie basique ne peut tolérer. Il te tue. Chaque activation te vole un peu plus de temps. Un jour, il n'y aura plus assez de temps, tu le sais. Tu t'effondreras, et ça sera fini.
Ton pouvoir te permet de copier le don d'une autre entité vivante, à condition qu'il soit activé. La copie n'est pas aussi puissante que l'original, ne dure pas très longtemps, moins d'une heure d'après les dernières observations, et ne peut être réalisée qu'une fois sur chaque spécimen. De base, c'est un don défensif qui te permet de contrer un pouvoir avec le même pouvoir.
C'est un don défensif, mais qui te défendra de lui ?

Description physique
Tu es une petite poupée de porcelaine, pâle et fragile, toujours engoncée dans de jolies étoffes. De ta santé fragile tu as retiré une peau diaphane, loin du teint maladif qui te caractérisait lorsque les Carnelián usaient et abusaient de ton pouvoir. Tes cheveux ont cette étrange teinte à mi-chemin entre l'argent et le lavande très doux, et les démêler pour les coiffer est une guerre chaque matin tellement ils sont fins. Tu as bien essayé de dormir avec une tresse mais les mailles ne tenaient pas, peu importe tes efforts.
Ton visage a une forme douce et harmonieuse, rehaussé par tes yeux en amandes aux prunelles violacées, dont Leif dit que ce sont des améthystes, ourlés de longs cils. Tu as le nez fin, une bouche en cœur dont les lèvres sont constamment rougies car tu passes ton temps à les mordiller inconsciemment, tic qui agace prodigieusement ton protecteur attitré.
Ton cou de cygne surmonte tes épaules délicates. Tes bras sont faibles, sans aucune force physique. Après tout, ça ne siérait pas à la lady que tu es, les Carnelián y ont veillé. Tu es dépendante de tous quand il s'agit de soulever quelque chose. Tout au plus, tu peux balader quelques livres. Tes mains sont ridiculement petites et tes doigts sont fins. Étonnamment, tes mains fascinent car elles se glissent facilement dans celles des autres. Tu n'es pas très agile de tes mains, tu détestes tout ce qui implique un fil et une aiguille. Ton temps libre, tu l'as passé à lire et le bout de tes doigts comporte les nombreuses traces de coupures que tu t'es faites en lisant.

Pour le reste, ton corps est harmonieux. Tu n'es pas très grande, si bien que tu dois lever la tête pour parler à la plupart des personnes. Leif essaie toujours de te rassurer en te disant que tu es juste à le bonne taille pour faire des câlins, le bout de ton nez venant se nicher dans le creux de son cou, mais tu te vois mal câliner chaque personne que tu croises. En tout cas, lui, ça le fait bien rire et il ne cesse de t'attirer contre lui pour te démontrer que son point de vue est parfaitement valable. Tu le laisses faire sans rechigner, parce qu'au fond tu apprécies.

Description mentale
Tu es le calme avant la tempête, à la différence près que la tempête ne viendra jamais. Du moins, pas de toi. Tu es un lac uniquement remué par le vent et que la pluie ne fera jamais déborder, ou très peu.
Tu es naturellement craintive et méfiante, parce que douze années se sont envolées de ta mémoire et que, malgré toute ta bonne volonté et tes recherches, il y a encore énormément de zones d'ombres. Tu as conscience qu'on te dissimule certaines choses, pour ton bien ou non, et cela t'agace plus que tu ne le laisses paraître. Tu es fragile, certes, mais seulement de santé, et tu aimerais qu'on cesse de croire que tu es susceptible de craquer au moindre évènement imprévu.
Après, il est vrai que tu n'es pas d'un tempérament très fort. Tu baisses vite les yeux et tu n'oses pas réellement lever le ton, mais tu n'es pas faible pour autant. Tu es d'une franchise candide, tu ne dissimules jamais rien. Les mensonges par omission, tu les évites. Les mensonges tout court, tu les abhorres. Tu préfères blesser en disant la vérité que blesser quand le mensonge sera découvert.
Même si tu ne t'énerves que rarement, tu sais te faire comprendre. Tu as été élevée pour être une digne héritière des Carnelián, de fait tu sais utiliser les mots à bon escient pour atteindre tes objectifs sans être inutilement mielleuse. Tu sais aussi te montrer sèche mais tu t'excuses aussi très facilement. Impulsive, tu oublies vite ta santé et tes restrictions pour aider, même si ton état se rappelle très vite à toi. Et si ce n'est pas le cas, comptez donc sur Leif pour te passer un savon.

Tu es d'une candeur affolante et d'une douceur proche de la naïveté tant c'en est effarant. C'est peut-être pour cela que l'on te couve au point de t'étouffer, afin de ne pas te faire manipuler par les autres. Sont-ils seulement au courant que tu connais l'existence du mot non et que tu sais l'utiliser ? Probablement pas car tu es aussi mignonne que désarmante, sensuelle sans t'en rendre compte.
Tu es lunatique et éternellement distraite. Ton attention s'égare très vite si tu n'es pas intéressée. Cela en a d'ailleurs vexé plus d'un lors des visites officielles, mais tout ça te passe bien au-dessus de la tête.

Tu es réaliste. Tu connais la faiblesse de ton corps et tu sais que tu ne vivras pas des siècles entiers, alors tu vis ta vie comme tu le peux, du mieux que tu le peux, en évitant au maximum les contraintes.

Histoire
Beaucoup de choses se sont envolées de ta mémoire. Dans ce monde, tu n'es guère plus qu'un nouveau né et sur vingt-quatre années d'existences, ta mémoire n'a conservé les souvenirs que des dix dernières. Pauvre créature que tu es.
Mais ces années envolées, moi, je vais les raconter. Après tout, ne dit-on pas que les paroles s'envolent mais que les écrits restent ? Alors nous allons écrire, pour ne pas perdre définitivement ces précieuses années.

Ton père est un archange que ta mère a rencontré lors d'une soirée. Il ignore probablement ton existence et tu ne le rencontreras sans doute jamais, sache-le. À ce jour, il doit probablement être marié et père d'une tripotée de dignes héritiers, ce que tu ne seras jamais.
Ta mère, par contre, est une ange séraphine. Si fière, si arrogante. Tu peux facilement imaginer son désarroi lorsqu'elle se rendit compte que ses frasques lors d'une bête soirée au sein de la société mondaine angélique, frasques qui comptaient notamment un beau spécimen et un lit, l'avaient mise enceinte alors qu'elle était promise à un ennuyeux gentleman. Qui n'apprécia pas du tout de se découvrir encorné avant même d'avoir été marié. Mais comme il aimait ta mère et le fric démentiel que représentait l'héritage et la dot, il accepta de ne pas briser les fiançailles à condition que tu ne voies pas le jour. Néanmoins, elle ne réussit pas à se résoudre à t'éliminer, toi qui n'était encore qu'une hypothétique vie.
Bien entendu, la famille de ta mère, ainsi que celle du fiancé, vit d'un très mauvais œil son ventre s'arrondir peu à peu. Secrètement, tous espérèrent que ta mère fasse une fausse-couche, plaisir qu'elle ne leur fit pas, bien évidemment. Ainsi naquit Anshu Carnelián, du nom de ton père adoptif et pas du tout content.

Tu as donc grandi dans la richesse et l'ennui, entourés de gens qui ne t'appréciaient pas, et ne faisaient nul effort envers toi. Ils avaient décidé qu'ils ne t'aimaient pas, point. Fille bâtarde, c'était toute la considération que tu méritais. Les seuls à t'accorder un peu d'affection furent ta mère, ta grand-mère (bien contente qu'il y ait enfin une petite-fille dans la maisonnée) et, aussi étrange que cela puisse paraître, ton cousin, fils du frère de père adoptif. Toutes ces histoires de sang et de lignée lui passaient bien au-dessus de la tête et il ne voyait pas pourquoi il devait te détester sur commande.
Tu grandis donc dans cette ambiance étrange, et fus éduquée comme n'importe quelle Carnelián. Après tout, peut-être allait-on pouvoir rattraper ta naissance bâtarde avec un bon mariage ? Mais pour un bon mariage, il fallait que tu sois potable, présentable, presque légitime au droit de porter ton nom de famille.
Et finalement, le destin et sa roue cruelle te donnèrent un coup de pouce sur la voie de l'acceptation familiale. Un pouvoir un peu particulier.
Un don de Copie. Forcément, ça, ça fit immensément plaisir aux patriarches. Évidemment, quand on est une famille comme les Carnelián, il y a des tas que l'on n'aime pas et qui ne vous aime pas.
Du jour au lendemain, tu es passée de Créature insignifiante qui n'aurait pas du exister à Trésor familial à chouchouter comme un cristal fragile.
Quoi de mieux pour contrer un coup bas que d'utiliser un coup bas ? Ce fut ta nouvelle fonction. Contrer les dons utilisés contre ta famille par le même don, histoire d'annuler les forces et faire fuir l'ennemi la queue entre les jambes devant un tel don infernal. Un rival tentait avec sa télépathie de voler les pensées les plus intimes ou secrètes des patriarches ? Tu leur balançais en pleine tête l'intégrale des pensées du chien. Un autre tentait de blesser la cousine machinchose en faisant tomber un pot de fleur par télékinésie ? Oops, un marteau est passé par là.

Les premières années, rien d'alarmant ne se déclara. Quand tu usais de ton don si peu commun, tu en ressortais mentalement et physiquement fatiguée, mais c'était normal. Mais plus le temps passait et plus l'usage de tes pouvoirs te laissait sur les rotules. Il te fallait de plus en plus de temps pour récupérer. Les heures sont devenues des journées, qui sont devenues des semaines. Trésor familial à chouchouter comme un cristal fragile. Un cristal fragile, fêlé de partout et susceptible de se briser au moindre choc, voilà le genre d'épave que tu étais devenue. Et devant ta faiblesse, cette famille qui s'était soudainement rapprochée de toi se détourna. Tu n'étais plus utile s'il te fallait une semaine de repos pour pouvoir réutiliser la Copie sans recracher repas, poumons et sang.
Ce fut un coup dur pour toi. Du haut de tes douze ans, tu vis toutes ces personnes dont tu avais gagné la pseudo-affection grâce à un travail acharné se détourner subitement de toi.
Alors tu tentas le tout pour le tout. Ta cible fut une grande famille rivale, qui faisait de l'ombre aux Carnelián depuis toujours. Tu avais décidé de copier le don du chef de la famille adverse, celui de disperser la Maladie, et éliminer cet horrible clan.
Mais quelque chose ne se passa pas bien. Premièrement, tu ne parvins pas à t'approcher dudit chef. C'était couru d'avance, jamais on aurait accordé d'audience à une Carnelián, mais tu avais tout de même tenté. Deuxièmement, en activant ton pouvoir pour tout de même tenter quelque chose, quelque chose se brisa en toi. L'effort de trop, pour une famille qui ne le méritait assurément pas.

C'est ainsi que l'on te ramena chez les Carnelián, plongée dans l'inconscience. À ton réveil, ta mémoire était complètement vierge. Cela scella ton destin : tu n'étais désormais plus qu'une bonne à rien, un élément jetable.
C'est ce que ton père fit, d'ailleurs. Ta mère n'avait plus la force de se dresser directement contre lui, mais elle se fit plus rusée et frappa la première pour te mettre hors de portée. « Je ne les laisserai plus t'utiliser, Anshu, avait-elle dit en te prenant la main. » Elle te confia à des amis à elle, dont le fils cadet était à peine plus vieux que toi.

Maintenant que ton passé a été révélé, bien que tu ne puisses t'en souvenir, je te laisse la parole, petite Anshu. Si je garde sous scellés tes dix premières, à toi de me raconter la suite. J'ai hâte... de savoir ce que l'avenir te réserve...
◈◈◈

« Maman, maman ! Elle va se réveiller quand la petite fille ? » La petite voix stridente me vrille les oreilles mais je suis encore trop lasse que pour m'éveiller complètement. « Je ne sais pas, Leif. Il faut la laisser dormir... Anshu est très fragile, tu sais ? » Anshu ? C'est familier. Je crois que c'est le nom qu'a prononcé cette femme quand elle m'a amenée ici... est-ce mon nom ? C'est beau...
Les limbes de l'inconscience m'engloutissent à nouveau.

« Héééééééé ! » Quelque chose me secoue le bras. C'est désagréable. J'ai mal partout. « Héééééééé oooooooooh ! Anshuuuuuuuu ! » Cette fois, c'est un pincement que je ressens. Torve et déstabilisée par ce soudain pic de douleur, j'ouvre les yeux. À ma gauche, un garçon me regarde avec perplexité, puis son visage se fend d'un grand sourire. « MAMAN ! ELLE DORT PLUS ! VIENS VITE ! » Son cri me fait gémir. J'ai mal à la tête. Une femme accourt, affolée, et emmène le garçon un peu plus loin pour le sermonner. Elle revient peu après et se répand en excuses pour le comportement de son intenable et turbulent fils.
Elle m'explique que je m'appelle Anshu Carnelián et que je leur au été confiée parce que j'ai une santé fragile et que dans ma véritable famille, bien trop agitée, ma santé se détériorait à vue d'œil parce qu'il m'était impossible de me reposer convenablement dans cette ruche pleine de vie qu'est la famille Carnelián. Je ne comprends pas tout ce qu'elle me dit mais j'acquiesce. Je ne peux rien faire d'autre qu'hocher légèrement la tête, ma gorge est sèche et enrouée.
La famille Carnelián. Ce nom ne me dit rien mais au fond de moi, il y a une grande tristesse qui s'épanoui quand j'entend ce mot. Ils n'ont visiblement pas le temps de se déplacer pour moi, ils doivent être très occupés. Pour remercier les Lancaster de s'occuper de moi, ils leur envoient une grosse somme d'argent chaque mois. C'est vrai que c'est utile, parce que je suis constamment fatiguée et je tombe souvent malade. J'ai besoin de beaucoup de soins et d'attention, et ça me gêne. Je ne veux pas être un poids. La maman de Leif me dit que c'est normal mais que ça va aller mieux si je me repose correctement.

Il aura fallu près de quatre mois avant que je puisse quitter ma chambre pour une autre raison que les besoins naturels ou la mise en marche de mon corps afin qu'il ne s'atrophie pas. C'est Leif qui m'a soutenue pendant la visite de la maison, tout en babillant joyeusement. Il a treize ans, soit un an de plus que moi.
C'est une grande maison, avec des pièces immenses. Leif me dit que c'est encore plus grand chez les Carnelián, mais je n'en ai aucun souvenir.

Alors que nous nous installons dans le jardin, Leif s'émerveille devant les ailes blanches que je traine au sol. Je n'ai pas la force de les relever pour les replier dans mon dos. On nous sert le thé et, je ne sais comment, mais les gestes me viennent naturellement. « Whaaa, on voit tout de suite que tu es une véritable lady, Shushu ! »
À peine rentrés dans ma chambre, il avait insisté pour brosser les plumes salies par notre petit tour dans le jardin. Je l'avais laissé faire, et c'est devenu un rituel. Leif descendait d'une famille de Mage, et il était fasciné par ma nature angélique. Au fil du temps, il a accumulé tout un nécessaire de soin pour mes plumes. Certains brossent les cheveux de leur petite sœur, lui il chouchoute mes ailes inutiles.

Deux ans se sont écoulés depuis mon arrivée chez les Lancaster. Ma santé est stable, bien que toujours fragile : j'ai l'interdiction formelle de faire le moindre effort, ce qui inclu l'utilisation de mes ailes. La magie aussi me fatigue. J'ai un pouvoir particulier, m'a-t-on dit, mais quand j'essaie de l'activer, ça me rend malade. Alors j'évite. Jusqu'au jour où... « J'ai... j'ai mal... » J'ai, sans le vouloir, activé ma magie. Et ça a été dévastateur. Je tousse, crachant du sang, incapable de bouger un muscle. Leif est monté dans le pommier parce qu'avec sa télékinésie, il a envoyé par inadvertance une de mes plumes -tombée de mes ailes des mois auparavant mais qu'il garde précieusement. Son pied a glissé et il était en train de chuter quand, paniquée, j'ai inconsciemment fait appel à la Copie pour réutiliser sa télékinésie et lui éviter une mauvaise chute.
Ça m'a foudroyée sur place. La suite n'est pour moi qu'un maelstrom de couleurs et de pics de douleur, de mots chuchotés et de cris à me déchirer les tympans. Puis, soudain, plus rien. La main de Leif est posée sur mes yeux. Il n'est peut-être pas très doué en magie en général mais il excelle dans la magie curative.  « Tu ne dois pas utiliser ton pouvoir, Shushu. Il est trop puissant pour ton corps et ta santé... » Leif est ainsi : turbulent et gamin, mais avec des sursauts de grande maturité. Je me suis laissée glisser dans les limbes de l'inconscience ainsi, blottie contre Leif dans l'herbe, sa main posée sur mes yeux, l'autre passée autour de ma taille.

Après cet évènement, Leif est devenu encore plus protecteur, au point de m'étouffer. Dans ses yeux s'était allumée cette étincelle de colère et d'inquiétude qui ne s'est toujours pas éteinte aujourd'hui, et devient de plus en plus ardente. Je crois qu'il s'est passé quelque chose quand je me suis évanouie, mais j'ignore quoi et il ne me le révèlera pas. Il s'est mis à étudier la magie avec assiduité, surtout la magie curative.

Il m'est arrivé plus d'une fois d'activer mon pouvoir sans le vouloir, au beau milieu d'un rêve. Quand cela arrivait, il me fallait un long laps de temps pour m'en remettre, un long moment que je passais en boule au fond de mon lit, presque comateuse. Leif faisait de son mieux pour m'aider mais il ne pouvait pas complètement effacer les symptômes. Et à chaque "crise", la colère et la haine emplissaient ses yeux, le rendant terrifiant. Quand il est ainsi, je l'avoue, j'ai peur de lui. Je me doute que je ne suis pas la cause de sa colère et que ma faiblesse a pour lui une autre signification, mais je fais de mon mieux pour réprimer mon pouvoir, pour ne plus voir ses yeux chargés d'une haine foudroyante.

Aujourd'hui, nous avons quitté la demeure des Lancaster, et je n'ai toujours pas rencontré le moindre membre de ma famille. Je ne sais même pas qui je suis parmi eux. Leif s'est vu offert un poste de Professeur dans une académie où se côtoient différentes races, en plus des humains. Au départ, il songeait à refuser car il ne voulait pas me laisser seule. « Imagine que tu actives sans le vouloir ton pouvoir et que moi je suis coincé là-bas... c'est de la folie, tu as besoin de moi ! Je ne peux pas te laisser. » Mais je ne voulais pas qu'il sacrifie sa vie pour moi, alors j'ai contacté l'académie. Il devait bien y avoir un moyen pour que je puisse le suivre là-bas. Et la solution s'est imposée : la bibliothèque.
Et voilà où nous en sommes aujourd'hui.

◈◈◈

Oh, petite Anshu, comme c'est adorable... j'ai hâte de voir ce qu'il se passera ensuite et quel genre de pion tu es devenue pour les Carnelián... ne me déçois pas, j'espère un récit ex-cep-tio-nnel ♥

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